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L’univers légendaire des premiers jeux de course

Si nos simulations de course sont désormais aussi pointues et réalistes, c’est le fruit d’une longue évolution ! En effet, les jeux de courses ont toujours été un terrain d’expérimentation fertile, qui ont permis des innovations graphiques et de gameplay encore précieuses en 2023 ! Aujourd’hui, on fait le point sur près de 5 décennies d’évolution, avec 10 jeux de légende qui ont marqué l’histoire du genre !

Les-premiers-jeux-de-course
Les premiers jeux de course

Gran Trak 10 (1974) : Les premiers pas de la course virtuelle 

Le premier jeu de course de l’histoire, sorti sur arcade par Atari. Certes, le jeu consistait seulement à déplacer un carré blanc en vue du dessus, mais déjà à l’époque pédalier, levier de vitesses et volant étaient équipés ! Avec le retour de force en prime !

Gran trak 10
Gran trak 10

Gran Trak 10, c’est à la fois l’archétype des jeux d’arcade, avec mémoire ROM intégrée, mais aussi du jeu de course en vue aérienne. Les séries Indy ou Sprint également d’Atari, se réclament clairement de l’héritage de Gran Trak.

Night Driver (1976) : L’évolution des perspectives 

Également sorti sur Arcade et produit par Atari, Night Driver est souvent considéré comme le premier jeu de course en vue subjective. Le joueur, seul en piste et de nuit, doit parcourir le plus de distance possible sans sortie de route le tout avec un chrono déterminé à l’avance. 

Night driver
Night driver

Malgré les graphismes et l’ambiance sonore simplistes (époque oblige), Night Racer était une expérience d’immersion unique grâce à sa vue subjective et le scrolling avant rarissime en son temps.

Moto-Cross / Fonz (1976) : La diversification des véhicules 

Utilisant lui aussi le scrolling avant, Moto-Cross / Fonz est surtout connu pour être l’un des premiers jeu de course de motos, mais aussi pour avoir initié la perspective à la troisième personne. Autre nouveauté, le guidon de la borne d’arcade était équipé d’un retour haptique pour vibrer lors des collisions ! 

Fonz
Fonz

Au-delà de toutes ces avancées technologiques, Moto-Cross / Fonz se démarque surtout par sa philosophie initiale : proposer de nouveaux types de véhicules. C’est en effet à partir de l’énorme succès du jeu que les jeux de course ont cessé de se dédier uniquement aux voitures !

Rally-X (1980) : Les avancées sonores 

Retour à la vue aérienne avec Rally-X de NAMCO. Pas vraiment un jeu de course puisqu’il faut récupérer des drapeaux synonymes dans un parcours labyrinthique pendant que d’autres voitures tentent de vous attraper ! De plus, un radar en bordure d’écran permet de surveiller les poursuivants qu’il est possible de semer en lâchant des écrans de fumées

Rally X
Rally X

Bref, le gameplay s’apparente plus à un mix entre Mario Kart et Pacman que celui d’un jeu de course traditionnel…

Cela dit, Rally-X s’illustre également par sa musique de fond en continu, une innovation jamais vue qui va naturellement se démocratiser à travers tous les genres du jeu vidéo. Idem pour le système de radar, qui permet d’anticiper les obstacles/ennemis dans les jeux de courses mais aussi d’action, d’infiltration, etc… 

Sega Turbo (1981) : L’avènement des vues à la troisième personne 

Turbo, c’est surtout le début du réalisme dans la conduite. Jeu d’arcade avec volant, pédalier et levier de vitesse, c’est également l’une des premières bornes « en cockpit ». Turbo permet de varier les circuits mais aussi les conditions météo ainsi que les moments de la journée, tous mis en valeur par des graphismes 2,5D très impressionnants pour l’époque !

Sega turbo
Sega turbo

Environnements ultra-colorés, sprite scalling pour simuler les adversaires, et surtout le premier jeu de course en vue à la troisième personne ! Une feature unique à sa sortie désormais indispensable pour absolument TOUS les jeux de course. 

REVS (1984) : La simulation dans son salon 

Jeu de Formule 3 pour BBC Micro, Commodore 64 et Acorn Electron…. Revs ambitionnait de devenir la première véritable simulation de course, malgré les limitations techniques des machines de l’époque.

REVS
REVS

De fait, Revs a initié plusieurs bases du simracing d’aujourd’hui : paramètres d’aérodynamisme, environnements en 3D, possibilité de complètement sortir de la piste ou de la prendre à contre-sens… Ainsi qu’une très fidèle retranscription d’un véritable circuit : le mythique Silverstone 

Très compliqué à optimiser sur les ordinateurs des 80’s, Revs est l’exemple typique de la démo technique légèrement en avance… Mais qui a défini des standards encore pertinents aujourd’hui.

Hang-On (1985) : L’immersion totale 

À l’époque, des bornes en cockpit immersives existent déjà, mais n’ajoutent aucune valeur au gameplay… Hang-On corrige ce défaut dès 1985, en devenant le premier jeu de course avec contrôle de mouvement. Les mouvements du joueur, placé sur la borne en forme de moto, permettent ainsi de diriger le véhicule à l’écran.

Hang on Arcade
Hang on

Évidemment, le phénomène perdure encore aujourd’hui, pour le grand plus plaisir des joueurs. De plus, Hang-On est également l’un des premiers jeux d’arcade à utiliser des graphismes en 16 bits, pour toujours plus d’immersion !

Final Lap (1987) : La compétition multijoueur 

Si Final Lap a été l’un des jeux d’arcade les plus rentables de 1987, 88 et 89, c’est avant tout parce qu’il autorisait des parties de 8 joueurs en simultané ! Une fonctionnalité révolutionnaire pour l’époque, possible en reliant entre elles quatre bornes d’arcade, chacune équipée de deux sièges et volants.

Final Lap
Final Lap

Depuis, le multijoueur est une composante indispensable de tout bon jeu de course, évidemment facilitée par la démocratisation d’Internet. Mais une sacrée prouesse pour l’époque !

Indianapolis 500 : The Simulation (1989) : La simulation avancée 

Un autre précurseur de la simulation, et même la première « vraie » simracing. En effet, le comportement des voitures et le réalisme sont au centre du gameplay : gestion des pannes et des dégâts, modes d’entraînement et de qualifications, réglages des courses comme des véhicules, crash réalistes…

Indianapolis 500
Indianapolis 500

Indianapolis 500, c’est une myriade de paramètres et de possibilités qui permettent au joueur d’obtenir l’expérience la plus réaliste possible! Plus de trente ans après sa sortie, il est encore régulièrement cité comme référence pour nos simracing modernes.

Hard Drivin’ (1989) : L’innovation ludique 

Le dernier membre de notre liste n’est probablement pas le jeu le plus réaliste, mais sûrement l’un des plus fun ! Pour mettre en valeur son gameplay axé autour de la vitesse et des cascades, Hard Drivin’ a instauré de nombreuses fonctionnalités très innovantes pour l’époque. La visualisation 3D en temps réel par exemple, était une première pour un jeu d’arcade, de même que les replays de crashs sous différents angles.

De plus, le retour de force au volant ainsi que la gestion de l’embrayage contribuaient fortement à renforcer l’immersion et l’implication du joueur… Avant de s’élancer à toute vitesse sur un looping !

Hard drivin
Hard drivin

Une évolution constante depuis plus de 40 ans

Graphismes, ambiance sonore, finesse de la conduite, gestion de la physique… Autant d’aspects qui se sont perfectionnés au fil des années pour nous offrir les meilleurs jeux de courses possibles. De Gran Trak 10 jusqu’à Gran Turismo, chaque nouveau jeu est une étape de plus vers la simulation parfaite !


Et comme toute évolution, celle des jeux de courses n’est jamais terminée. Pour preuve, les avancées graphiques, les simulateurs de mouvements, l’arrivée de la VR ou encore les compétitions ! Ajoutez à cela les attentes grandissantes, le simracing a encore au moins 40 belles années devant soit !

Quel est le premier jeu de course de l’histoire ?

Le premier jeu de l’histoire est Gran Trak 10, sorti en 1974 sur Atari il s’agit d’un jeu d’arcade

Vincent Pable

Vincent Pable

Auteur autodidacte, fan de sport mécanique, pilote (virtuel) quand le temps me le permet. Passionné par l'univers du Simracing j'aime partager mon avis sur les dernières innovations du secteur !

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