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Endurance Motorsport Series: Date de sortie, platformes et nouveautés

Entre Le Mans Ultimate et Assetto Corsa Evo, l’année 2025 n’était pas en reste en matière de jeux de simulation de course. Pourtant, un projet manquait encore à l’appel, Endurance Motorsport Series. Annoncé en Mars 2025 le jeu vient en quelque sorte concurrence LMU sur le segment de l’endurance mais en ajoutant de nouvelles mécaniques.Développé par KT Racing, le projet adopte un approche qu’il qualifie de « race as a driver, win as a team« . L’idée est de fusionner l’adrénaline du pilotage avec la stratégie du muret des stands. Sur le papier, ça sonne comme une idée intéressante. Mais qu’est-ce que ça donne dans les faits ? Voyons voir tout ce qu’on sait déjà à ce sujet.

La double mécanique propre à EMS

Concrètement, dans Endurance Motorsport Series la double mécanique vous permet de basculer entre pilotage et stratégie. Quand vous pilotez, l’IA gère la stratégie. Quand vous jouez les ingénieurs, c’est elle qui tient le volant. Mais attention, ce n’est pas juste un gadget puisque chaque rôle a ses propres contraintes.

Par conséquent, côté pilote, on retrouve bien une sensation d’immersion totale grâce à une vue cockpit, pas non plus de mini-map qui traîne dans un coin ni d’indicateur de position ou de radar météo. Vous devez faire confiance à votre ingénieur, à lui de vous dire où vous en êtes dans la course, si la pluie arrive, ou s’il faut économiser les pneus. Exactement comme en condition réelle.

Basculez en mode ingénieur et c’est l’inverse. Vous aurez alors accès à tous, écrans de avec les données, carte du circuit, radar météo, usure des pneus, niveau de carburant… sans oublier les différents flux caméras façon télé. À vous de décider du timing des arrêts, du choix des gommes et même du niveau d’agressivité de l’IA au volant. C’est vous le patron.

Gestion de la stratégie: Les membres de l’équipe

Comme vous l’aurez compris la victoire passe pas la gestion de votre équipe et de ces membres. Chaque équipe est constituée de trois profils, pilotes, mécanicien et ingénieurs tous avec des statistiques différentes.

Concernant les pilotes, chacun d’eux possède deux caractéristiques essentielles:

  • l’Endurance, qui détermine leur résistance lors des longues courses
  • La Vitesse, qui reflète leur talent au volant.
endurance motorsport series pilotes

Les mécaniciens possèdent quatre caractéristiques:

  • Pneu
  • Carbuant
  • Swap
  • Reparation
endurance motorsport series mecaniciens

Ces compétences font référence à la rapidité avec laquelle ils seront capable d’exécuter les tâches associés, changement de pneus, faire le plein etc.

Les ingénieurs quant à eux apportent une dimension stratégique avec des profils spécialisés. Certains ont des compétences pour des circuits spécifiques comme Fuji, tandis que d’autres sont des experts pour gérer certaines conditions météorologiques. A vous de choisir en fonction de ce que vous aimez.

endurance motorsport series ingenieurs

Enfin, le système de recrutement n’est pas figé il est possible de recruter de nouveaux talents (classés du bronze au platine) tout au long de votre campagne. De la même manière, les pilotes et mécaniciens gagnent de l’expérience après les courses.

Le multijoueur

C’est probablement sur le mode multijoueur que le jeu peut faire la différence. Imaginez-vous en équipe avec vos amis, l’un au volant qui se concentre uniquement sur ses trajectoires et ses temps de passage, l’autre qui surveille la météo et calcule les fenêtres de pit optimales. Puis vous au milieu qui coordonnez le tout en tant que team principal.

La mécanique semble aussi pouvoir s’adapter à tous les niveaux, si votre ami galère un peu au volant, il peut vous aider en gérant la stratégie, pendant que vous vous occupez du pilotage. Chacun contribue selon ses forces et au final, c’est l’équipe qui gagne ou qui perd.

Carrière et progression: pas de pay-to-win

Le mode carrière vous donne le choix parmi plusieurs options, on retrouve le classique mode solo où vous démarrez d’une petite écurie pour aller progressivement chercher l’élite. Ainsi, à vous de recruter les pilotes, mécaniciens et ingénieurs.

Ensuite, pas besoin d’être un expert de l’endurance pour s’amuser, la progression se veut naturelle. Enfin, les améliorations de vos équipement et plus globalement de votre équipe se fait en gagnant des crédits in-game pour débloquer de nouvelles voitures, circuits et améliorer votre équipe.

endurance-motorsport-series-murret

Point important que les développeurs ont tenu à clarifier, il ne devrait pas y avoir de microtransactions « pay-to-win » au programme. Tous les crédits se gagnent en piste, point final.

Au volant: Un compromis assumé

Côté prise en main, KT Racing assume le choix d’avoir préféré une approche « simcade ». Si l’on devait comparer, sur une échelle de simulation pure, on est plutôt sur un 6 ou 7 sur 10. L’idée n’est pas de rivaliser avec iRacing ou Assetto Corsa Competizione sur le terrain de la simulation hardcore, mais de proposer quelque chose d’authentique tout en restant accessible.

Le modèle de conduite se situe dans cette zone où vous pouvez pousser la voiture sans être instantanément puni pour une petite erreur de trajectoire. C’est dans la même veine que la série F1 de Codemasters, assez permissif pour attirer les débutants mais avec suffisamment de profondeur pour que les pilotes expérimentés y trouvent leur compte.

En pratique, les voitures ont du caractère sans être vicieuses. Vous sentez les transferts de masse, le grip qui se dégrade progressivement, les réactions de la voiture aux changements de réglages. Mais contrairement à un sim pur et dur, vous avez une marge d’erreur qui permet de rattraper un décrochage sans finir immédiatement dans le décor.

Volant vs manette: un équilibre qui tient la route ?

Etant donné le positionnement du jeu, la question de volant vs manette peut se poser. KT Racing vise aussi bien celui qui a un volant direct-drive à 2000 euros que celui qui joue sur son canapé avec une manette. Pari osé quand on connaît la difficulté d’équilibrer les deux approches.

Au volant, l’expérience gagne clairement, les limites de freinage et d’adhérence sont plus faciles à appréhender puis on arrive à mieux exploiter le potentiel des voitures. Le force feedback fait le boulot, même s’il manque encore un peu de finesse.

À la manette, ça reste tout à fait jouable. Les aides à la conduite font le job sans être trop intrusives et l’équilibrage permet de prendre du plaisir même sans volant. C’est crucial pour l’aspect coopératif du jeu, pas besoin que tous vos potes aient un setup complet pour participer.

Voitures et circuits disponibles

Quinze voitures

KT Racing mise sur la diversité avec trois classes qui pourront s’affronter dans la même course, exactement comme en endurance réelle. On retrouve donc les Hypercar/LMDh, les LMP2 et les GT3 pour compléter le plateau. L’objectif est de quinze voitures au lancement, ce qui reste raisonnable pour un premier épisode.

Côté roster officielles, on a déjà pu voir quelques belles machines en action. La Porsche 963 LMDh et sa petite sœur 911 GT3 R sont de la partie, tout comme la BMW M4 GT3. Du côté des Hypercars, Alpine, BMW et Lamborghini ont également été aperçues dans les différentes vidéos promotionnelles. Pas de quoi révolutionner le genre en termes de variété, mais une base solide qui colle à l’actualité.

Les 10 circuits disponibles à la sortie

Question tracés, la sélection mélange réel et virtuel: six circuits authentiques pour quatre créations originales.

Parmi les confirmations officielles, on trouve du beau monde:

  • Spa-Francorchamps
  • Fuji Speedway
  • Monza
  • Le Circuit Paul Ricard
  • Indianapolis Motor Speedway
  • Le Mans

Date de sortie de Endurance Motorsport Series

Initialement prévu pour l’automne 2025, le jeu a été repoussé au début de 2026. Raison officielle, finaliser et tester correctement les fonctionnalités multijoueur en ligne. Un report qui fait sens quand on sait que tout le concept repose sur cette mécanique.

Le jeu sortira sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S, propulsé par le moteur graphique KT Engine qui a montré des progrès visuels encourageants sur Drive Unlimited Solar Crown.

L’éditeur Nacon mise gros sur ce projet, au point de développer en parallèle sa propre gamme de matériel simracing avec les produits Revo Sim. En tout cas, les ingrédients d’un bon jeu sont là. Reste à voir si l’exécution suivra les ambitions. Réponse début 2026

Vinc

Vinc

Auteur autodidacte, fan de sport mécanique, pilote (virtuel) quand le temps me le permet. Passionné par l'univers du Simracing j'aime partager mon avis sur les dernières innovations du secteur !